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    <title>Impressions</title>
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        <title>L&#039;un des moulins de Kinderdijk</title>
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	&lt;img src=&quot;http://xell.catyoul.org/blog/thumbnails/thumb_20100627214450_sans titremoulin.jpg&quot;&gt;
	&lt;br /&gt;O mathématiques sévères, je ne vous ai pas oubliées, depuis que vos savantes leçons, plus douces que le miel, filtrèrent dans mon cœur, comme une onde rafraîchissante. J’aspirais instinctivement, dès le berceau, à boire à votre source, plus ancienne que le soleil, et je continue encore de fouler le parvis sacré de votre temple solennel, moi, le plus fidèle de vos initiés. Il y avait du vague dans mon esprit, un je ne sais quoi épais comme de la fumée ; mais, je sus franchir religieusement les degrés qui mènent à votre autel, et vous avez chassé ce voile obscur, comme le vent chasse le damier. Vous avez mis, à la place, une froideur excessive, une prudence consommée et une logique implacable. A l’aide de votre lait fortifiant, mon intelligence s’est rapidement développée, et a pris des proportions immenses, au milieu de cette clarté ravissante dont vous faites présent, avec prodigalité, à ceux qui vous aiment d’un sincère amour. Arithmétique ! algèbre ! géométrie ! trinité grandiose ! triangle lumineux ! Celui qui ne vous a pas connues est un insensé ! Il mériterait l’épreuve des plus grands supplices ; car, il y a du mépris aveugle dans son insouciance ignorante ; mais, celui qui vous connaît et vous apprécie ne veut plus rien des biens de la terre ; se contente de vos jouissances magiques ; et, porté sur vos ailes sombres, ne désire plus que de s’élever, d’un vol léger, en construisant une hélice ascendante, vers la voûte sphérique des cieux. La terre ne lui montre que des illusions et des fantasmagories morales ; mais vous, ô mathématiques concises, par l’enchaînement rigoureux de vos propositions tenaces et la constance de vos lois de fer, vous faites luire, aux yeux éblouis, un reflet puissant de cette vérité suprême dont on remarque l’empreinte dans l’ordre de l’univers. Mais, l’ordre qui vous entoure, représenté surtout par la régularité parfaite du carré, l’ami de Pythagore, est encore plus grand ; car, le Tout-Puissant s’est révélé complétement, lui et ses attributs, dans ce travail mémorable qui consista à faire sortir, des entrailles du chaos, vos trésors de théorèmes et vos magnifiques splendeurs. Aux époques antiques et dans les temps modernes, plus d’une grande imagination humaine vit son génie, épouvanté, à la contemplation de vos figures symboliques tracées sur le papier brûlant, comme autant de signes mystérieux, vivants d’une haleine latente, que ne comprend pas le vulgaire profane et qui n’étaient que la révélation éclatante d’axiomes et d’hyéroglyphes éternels, qui ont existé avant l’univers et qui se maintiendront après lui. Elle se demande, penchée vers le précipice d’un point d’interrogation fatal, comment se fait-il que les mathématiques contiennent tant d’imposante grandeur et tant de vérité incontestable, tandis que, si elle les compare à l’homme, elle ne trouve en ce dernier que faux orgueil et mensonge. Alors, cet esprit supérieur, attristé, auquel la familiarité noble de vos conseils fait sentir davantage la petitesse de l’humanité et son incomparable folie, plonge sa tête, blanchie, sur une main décharnée et reste absorbé dans des méditations surnaturelles. Il incline ses genoux devant vous, et sa vénération rend hommage à votre visage divin, comme à la propre image du Tout-Puissant. Pendant mon enfance, vous m’apparûtes, une nuit de mai, aux rayons de la lune, sur une prairie verdoyante, aux bords d’un ruisseau limpide, toutes les trois égales en grâce et en pudeur, toutes les trois pleines de majesté comme des reines. Vous fîtes quelques pas vers moi, avec votre longue robe, flottante comme une vapeur, et vous m’attirâtes vers vos fières mamelles, comme un fils béni. Alors, j’accourus avec empressement, mes mains crispées sur votre blanche gorge. Je me suis nourri, avec reconnaissance, de votre manne féconde, et j’ai senti que l’humanité grandissait en moi, et devenait meilleure. Depuis ce temps, ô déesses rivales, je ne vous ai pas abandonnées. Depuis ce temps, que de projets énergiques, que de sympathies, que je croyais avoir gravées sur les pages de mon cœur, comme sur du marbre, n’ont-elles pas effacé lentement, de ma raison désabusée, leurs lignes configuratives, comme l’aube naissante efface les ombres de la nuit ! Depuis ce temps, j’ai vu la mort, dans l’intention, visible à l’œil nu, de peupler les tombeaux, ravager les champs de bataille, engraissés par le sang humain et faire pousser des fleurs matinales par-dessus les funèbres ossements. Depuis ce temps, j’ai assisté aux révolutions de notre globe ; les tremblements de terre, les volcans, avec leur lave embrasée, le simoun du désert et les naufrages de la tempête ont eu ma présence pour spectateur impassible. Depuis ce temps, j’ai vu plusieurs générations humaines élever, le matin, ses ailes et ses yeux, vers l’espace, avec la joie inexpériente de la chrysalide qui salue sa dernière métamorphose, et mourir, le soir, avant le coucher du soleil, la tête courbée, comme des fleurs fanées que balance le sifflement plaintif du vent. Mais, vous, vous restez toujours les mêmes. Aucun changement, aucun air empesté n’effleure les rocs escarpés et les vallées immenses de votre identité. Vos pyramides modestes dureront davantage que les pyramides d’Égypte, fourmilières élevées par la stupidité et l’esclavage. La fin des siècles verra encore, debout sur les ruines des temps, vos chiffres cabalistiques, vos équations laconiques et vos lignes sculpturales siéger à la droite vengeresse du Tout-Puissant, tandis que les étoiles s’enfonceront, avec désespoir, comme des trombes, dans l’éternité d’une nuit horrible et universelle, et que l’humanité, grimaçante, songera à faire ses comptes avec le jugement dernier. Merci, pour les services innombrables que vous m’avez rendus. Merci, pour les qualités étrangères dont vous avez enrichi mon intelligence. Sans vous, dans ma lutte contre l’homme, j’aurai peut-être été vaincu. Sans vous, il m’aurait fait rouler dans le sable et embrasser la poussière de ses pieds. Sans vous, avec une griffe perfide, il aurait labouré ma chair et mes os. Mais, je me suis tenu sur mes gardes, comme un athlète expérimenté. Vous me donnâtes la froideur qui surgit de vos conceptions sublimes, exemptes de passion. Je m’en servis pour rejeter avec dédain les jouissances éphémères de mon court voyage et pour renvoyer de ma porte les offres sympathiques, mais trompeuses, de mes semblables. Vous me donnâtes la prudence opiniâtre qu’on déchiffre à chaque pas dans vos méthodes admirables de l’analyse, de la synthèse et de la déduction. Je m’en servis pour dérouter les ruses pernicieuses de mon ennemi mortel, pour l’attaquer, à mon tour, avec adresse, et plonger, dans les viscères de l’homme, un poignard aigu qui restera à jamais enfoncé dans son corps ; car, c’est une blessure dont il ne se relèvera pas. Vous me donnâtes la logique, qui est comme l’âme elle-même de vos enseignements, pleins de sagesse  ; avec ses syllogimes, dont le labyrinthe compliqué n’en est que plus compréhensible, mon intelligence sentit s’accroître du double ses forces audacieuses. A l’aide de cet auxiliaire terrible, je découvris, dans l’humanité, en nageant vers les bas-fonds, en face de l’écueil de la haine, la méchanceté noire et hideuse, qui croupissait au milieu de miasmes délétères, en s’admirant le nombril. Le premier, je découvris, dans les ténèbres de ses entrailles, ce vice néfaste, le mal ! supérieur en lui au bien. Avec cette arme empoisonnée que vous me prêtâtes, je fis descendre, de son piédestal, construit par la lâcheté de l’homme, le Créateur lui-même ! Il grinça des dents et subit cette injure ignominieuse ; car, il avait pour adversaire quelqu’un de plus fort que lui. Mais, je le laisserai de côté, comme un paquet de ficelles, afin d’abaisser mon vol... Le penseur Descartes faisait, une fois, cette réflexion que rien de solide n’avait été bâti sur vous. C’était une manière ingénieuse de faire comprendre que le premier venu ne pouvait pas sur le coup découvrir votre valeur inestimable. En effet, quoi de plus solide que les trois qualités principales déjà nommées qui s’élèvent, entrelacées comme une couronne unique, sur le sommet auguste de votre architecture colossale ? Monument qui grandit sans cesse de découvertes quotidiennes, dans vos mines de diamant, et d’explorations scientifiques, dans vos superbes domaines. O mathématiques saintes, puissiez-vous, par votre commerce perpétuel, consoler le reste de mes jours de la méchanceté de l’homme et de l’injustice du Grand-Tout !
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt; Lautréamont, Chants de Maldoror, Chant II strophe 10
	</description>
        <pubDate>Sun, 27 Jun 2010 21:44 +0200</pubDate>
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        </item>
        
        <item>
        <title>Les fous de l&#039;ïle Bonaventure</title>
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        <description>
	&lt;img src=&quot;http://xell.catyoul.org/blog/thumbnails/thumb_20091006014556_fous2.jpg&quot;&gt;
	&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;« Alors, pendant qu&#039;ils endossaient leurs paletots, Carhaix questionna Durtal.
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;— Qu&#039;espérez-vous si vous n&#039;avez pas foi dans la venue du Christ?
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;— Moi je n&#039;espère rien.
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;— Je vous plains, alors; vrai, vous ne croyez à aucune amélioration pour l&#039;avenir?
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;— Je crois, hélas! que le vieux ciel divague sur une terre épuisée et qui radote!
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Le sonneur leva les bras et hocha tristement la tête.»
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;J.-K. Huysmans, Là-Bas
	</description>
        <pubDate>Tue, 06 Oct 2009 01:45 +0200</pubDate>
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        </item>
        
        <item>
        <title>Rocher percé</title>
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        <description>
	&lt;img src=&quot;http://xell.catyoul.org/blog/thumbnails/thumb_20090927184932_perce.jpg&quot;&gt;
	&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;XL
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;LE MIROIR
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Un homme épouvantable entre et se regarde dans la glace.
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;« Pourquoi vous regardez-vous au miroir, puisque vous ne pouvez vous y voir qu’avec déplaisir ? »
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;L’homme épouvantable me répond : « — Monsieur, d’après les immortels principes de 89, tous les hommes sont égaux en droits ; donc je possède le droit de me mirer ; avec plaisir ou déplaisir, cela ne regarde que ma conscience. »
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Au nom du bon sens, j’avais sans doute raison ; mais, au point de vue de la loi, il n’avait pas tort.
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Charles Baudelaire, Petits Poèmes en prose
	</description>
        <pubDate>Wed, 30 Sep 2009 18:46 +0200</pubDate>
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        </item>
        
        <item>
        <title>Parc de la Gaspésie - Lac des américains </title>
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        <description>
	&lt;img src=&quot;http://xell.catyoul.org/blog/thumbnails/thumb_20090927184023_lac americains.jpg&quot;&gt;
	&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;« Le meilleur conte du monde se sèche entre mes mains et se ternit. »
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Montaigne, Essais, Livre II
	</description>
        <pubDate>Sun, 27 Sep 2009 18:40 +0200</pubDate>
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        <item>
        <title>Confrontation canine au Mas Monty</title>
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        <description>
	&lt;img src=&quot;http://xell.catyoul.org/blog/thumbnails/thumb_20090715232628_stefi.jpg&quot;&gt;
	&lt;br /&gt;&quot;Si notre être, si notre substance n&#039;est rien, tout ce que nous bâtissons dessus que peut-il être ?&quot;
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Bossuet, Oraison funèbre de Henriette-Anne d&#039;Angleterre (1670)
	</description>
        <pubDate>Wed, 15 Jul 2009 23:26 +0200</pubDate>
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        </item>
        
        <item>
        <title>drapeau flottant sur l&#039;esplanade des Invalides</title>
        <link>http://xell.catyoul.org/blog/?showimage=121</link>
        <description>
	&lt;img src=&quot;http://xell.catyoul.org/blog/thumbnails/thumb_20090622114345_drapeau.jpg&quot;&gt;
	&lt;br /&gt;Le drapeau du Qatar, à neufs points blancs, ne doit pas être confondu avec celui de Bahreïn, qui n&#039;en compte que cinq (et qui en comptait huit avant 2002, date à laquelle l&#039;émir Isa ibn Salman Al Khalifah a adopté la nouvelle constitution).
	</description>
        <pubDate>Mon, 22 Jun 2009 11:43 +0200</pubDate>
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        </item>
        
        <item>
        <title>Hip hop à Clichy</title>
        <link>http://xell.catyoul.org/blog/?showimage=120</link>
        <description>
	&lt;img src=&quot;http://xell.catyoul.org/blog/thumbnails/thumb_20090615234003_hip.jpg&quot;&gt;
	&lt;br /&gt;Alors il frappa de toutes ses forces une fois, deux fois, toujours du revers de la hache, toujours sur le sommet du crâne. Le sang jaillit comme d&#039;un verre renversé, et le corps s&#039;abattit en arrière. Il recula, la laissait s&#039;abattre et, aussitôt, se pencha sur son visage ; elle était déjà morte. Les yeux écarquillés semblaient vouloir sortir des orbites, le front et le visage étaient contractés et altérés par des convulsions.
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Dostoïevski, Crime et châtiment (1866)
	</description>
        <pubDate>Mon, 15 Jun 2009 23:40 +0200</pubDate>
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        </item>
        
        <item>
        <title>Astre pluvieux</title>
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	&lt;img src=&quot;http://xell.catyoul.org/blog/thumbnails/thumb_20090302180805_douche.jpg&quot;&gt;
	&lt;br /&gt;Die folgend Zeit verändert viel 
&amp;lt;br /&amp;gt;Und setzet jeglichem sein Ziel.
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Coro, BWV 21, J.S. Bach 
	</description>
        <pubDate>Fri, 06 Mar 2009 18:05 +0200</pubDate>
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        </item>
        
        <item>
        <title>Ardet nec consumitur</title>
        <link>http://xell.catyoul.org/blog/?showimage=118</link>
        <description>
	&lt;img src=&quot;http://xell.catyoul.org/blog/thumbnails/thumb_20090302175329_feu.jpg&quot;&gt;
	&lt;br /&gt;...
	</description>
        <pubDate>Mon, 02 Mar 2009 17:53 +0200</pubDate>
	<guid>http://xell.catyoul.org/blog/index.php?showimage=118</guid>
        </item>
        
        <item>
        <title>Gloire impérissable</title>
        <link>http://xell.catyoul.org/blog/?showimage=117</link>
        <description>
	&lt;img src=&quot;http://xell.catyoul.org/blog/thumbnails/thumb_20090118191813_orchidee.jpg&quot;&gt;
	&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Le pré est vénéneux mais joli en automne 
&amp;lt;br /&amp;gt;Les vaches y paissant 
&amp;lt;br /&amp;gt;Lentement s&#039;empoisonnent 
&amp;lt;br /&amp;gt;Le colchique couleur de cerne et de lilas 
&amp;lt;br /&amp;gt;Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là 
&amp;lt;br /&amp;gt;Violâtres comme leur cerne et comme cet automne   
&amp;lt;br /&amp;gt;Et ma vie pour tes yeux lentement s&#039;empoisonne  
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Les enfants de l&#039;école viennent avec fracas 
&amp;lt;br /&amp;gt;Vêtus de hoquetons et jouant de l&#039;harmonica 
&amp;lt;br /&amp;gt;Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères 
&amp;lt;br /&amp;gt;Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières 
&amp;lt;br /&amp;gt;Qui battent comme les fleurs battent au vent dément  
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Le gardien du troupeau chante tout doucement  
&amp;lt;br /&amp;gt;Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent  
&amp;lt;br /&amp;gt;Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l&#039;automne.  
&amp;lt;br /&amp;gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;Apollinaire, Alcools (1913)
	</description>
        <pubDate>Sun, 18 Jan 2009 19:18 +0200</pubDate>
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